Jeudi 9 février

C'est la sainte Apolline

Dimanche 5ème après l’Epiphanie

Jean 15, 1-8

Notre pays est riche de son vignoble. Les vins d’Alsace, de Champagne, de Bordeaux sont l’emblème du savoir faire de la viticulture française. Dans chaque pays producteur de vins, il y a eu des français. Paul Masson pour les vins de Californie, mais aussi des réfugiés huguenots français pour l'Afrique du Sud.

Revenons à la France, au sud de l’axe grosso modo Strasbourg/Paris/Saint-Nazaire, il y a des vignes (Champagne, Beaujolais, Bourgogne, Châteauneuf, Bordeaux et tant d’autres). Quand nous allons en vacances, il peut nous arriver de voir des pieds de vignes, des vignerons qui les taillent puis passent de la bouillie bordelaise (le produit bleu).

Arrêtons-nous un instant. Regardons un pied de vigne ou un cep. Il y a un bout de bois noueux puis une ou deux branches qui sont plus ou moins visibles en raison de la saison. Jésus traversait probablement une vigne lorsqu’il a raconté cette parole.

Voyons le plan : Jésus est

1. le cep
2. Que serions-nous sans le cep Jésus ?
3. Que sommes-nous avec le cep Jésus ?
Comment Jésus peut-il être le cep ?
Le cep est constitué d’une racine et d’une tige sur lequel on a greffé des sarments. 1. Jésus est le cep. Comment cela ? Voyons la vie et l’œuvre de Jésus : Il a réussi à obéir parfaitement à la loi divine. C’est ainsi qu’il a pu nous racheter de la malédiction de la loi.

En vivant comme Dieu/homme, en mourrant comme Dieu/homme, Jésus a pu payer à Dieu le salaire du péché de tous les hommes. Comme il était sans péchés, puisqu’il est ressuscité, Dieu l’a lui a payé son dû : la vie éternelle. Comme il était Dieu, le poids de la divinité a compensé ce que la dette du péché.

Conclusion inouïe : Sur la croix Dieu est mort. Comment dire les choses autrement ? Mais, étant Dieu sans péché, Jésus Dieu/homme n’a pu que ressuscité. Depuis qu’il est ressuscité, depuis qu’il s’est assis à la droite de Dieu et qu’il intercède pour nous, il est le cep.

2. Que sommes-nous sans Jésus ? Jésus dit : sans moi vous ne pouvez rien faire. Que pensons-nous de nous-même ? L’homme est naturellement bon mais c’est la société qui le corrompt disait JJRousseau. Il est assez facile de critiquer la société. Mais qui la forme ? La société est la réunion d’homme qui ont décidé de vivre ensemble. Si un homme décide de ne pas respecter le code : il la corrompt. Mais allons plus loin : comment des hommes corrompus peuvent-ils engendrer une société idéale ?

La société sans Jésus se voit comme à l’œil nu : viols, meurtres, fornications de toutes sortes (Chouraqui traduit cela par puteries). Pour vous en convaincre, 2 chaînes de télévision nous proposent tous les jours à 20 H un show sur le péché de l’homme. La société en général et aussi donc certains états sont vraiment le contre exemple d’une société corrompu de l’homme qui est bon : là aussi, en Tunisie, il y avait un pillage d’état dû à une élite dirigeante.

Mais dans notre nature, qui ne s’est pas énervé contre son partenaire cette semaine, contre le voisin parce qu’il a fait du bruit, contre la belle-famille, les collègues de travail, les enfants. Mon chef m’a admonesté, j’ai reporté ma colère sur un collègue de travail qui l’a reporté sur sa femme qui l’a reporté sur ses enfants qui l’ont reporté sur le chat.

N’est-ce pas humain ? Si ! Mais c’est l’embryon de la mauvaise nature en nous. Notre société est marquée par le péché et nous en sommes les artisans directs ou indirects.

Beaucoup pensent que la société se bâtit sur la raison. Jésus est lapidaire : « sans moi, vous en pouvez rien faire ». Voilà ce que nous sommes sans Jésus. 6 La Bible ne nous dit pas comment va le ciel, mais comment on va au ciel. Qu’est-ce que mérite l’homme qui a rejeté Jésus ? on les jette au feu et ils brûlent. On va en enfer.

Il y a un pas mal de récits qui affirment ce qu’est l’enfer. C’est un lieu de tourments, où le diable torture les âmes, où il y a impossibilité de demander pardon à Dieu, où, comme le dit Esaïe, on est mangé éternellement par des vers. C’est horrible, mais c’est le destin de tout homme.

3. Que sommes-nous avec Jésus ? Reprenons l’image de Jésus : il est le cep, nous sommes les sarments.
3 Si vous êtes venus ce matin, c’est pour entendre ceci : Dieu est amour pour moi en Jésus le Seigneur.
4 Le vigneron nous a greffés sur le cep. On appelle cela en théologie le monergisme divin. C’est le Saint-Esprit qui vous a poussés à dire oui à Jésus au moment de votre conversion. Depuis nous sommes des sarments qui ne vivent plus par nous-mêmes, mais par sels minéraux que nous offre Jésus.

On ne s’en rend pas vraiment compte. Pourquoi enseignez-vous à vos enfants l’histoire sainte ? Pourquoi priez-vous avec eux ? Pourquoi vous impliquez-vous dans la paroisse en donnant de votre temps (tel la préparation des repas paroissiaux), en ou donnant de votre argent ?

Pourquoi vous efforcez-vous d’être juste, pondéré au travail, dans le couple ? C’est évidemment l’action du Saint-Esprit dans votre cœur. Reprenons cette image du cep : c’est les sels minéraux Jésus qui travaillent votre cœur. Cela vous l’avez remarqué dans votre vie, vous avez réalisé que vous vous efforcez d’être toujours plus désireux d’obéir aux 10 commandements.

Etre sarment en Jésus ne demande pas des manifestations inouïes mais des choses simples. Mais la foi se manifeste. Ce n’est pas le tout de penser : j’ai la foi donc j’irai au ciel. La foi sans les œuvres est morte dit Jacques.

Etre chrétien est aussi un engagement. C’est l’engagement dans la vie que Jésus veut nous montrer et pas s’endormir en pensant : j’ai la foi. En venant aux offices, on vient chercher le sel minéral par excellence : Jésus. En donnant on manifeste son amour pour Dieu ! En priant ensemble, nous montrons que nous sommes une communauté vivante bien greffée au cep Jésus. 2cd

Notre paroisse a été taillée par le Vigneron Dieu, ne nous laissons pas aller…Pour lui, cette paroisse ne portait pas assez de fruits, prouvons-lui que nous l’aimons. En effet, en laissant agir Dieu dans notre vie, il n’y a que des avantages

7 Le sarment sait ce qu’il doit au cep. Jésus, disè-je tout à l’heure, intercède pour nous. Le sarment sait à qui s’adresser en cas de besoins, vous l’avez remarqué dans votre vie. Combien de fois, avez-vous mis Dieu à l’écart de votre vie et un beau jour une terrible épreuve vous est arrivée ? Et vous avez crié à Dieu oh mon péché oh mon péché ?

Combien de fois avez-vous ressenti la délivrance, l’impact de la puissance de Dieu ou, pour reprendre l’image de notre texte, le sel minéral Jésus ? Combien de fois vous êtes vous promis de ne plus recommencer ? Combien de fois, taillés par le Vigneron vous êtes-vous promis de demeurer greffer au cep ? Jésus insiste dans ce texte, 3 fois on parle de taille et 7 fois en parle de demeurer. La vie chrétienne est ainsi faite : le Vigneron nous taille afin de demeurer greffer au cep et de porter encore plus de fruits.

5 et 8

Le monde voit comment les chrétiens vivent. Il sait il voit le fruit de l’action divine. Alors vous témoignez, le monde vous dit : nous t’entendrons là-dessus une prochaine fois. Mais ne nous taisons pas nous portons les fruits que Dieu crée en nous, c’est ainsi qu’il est glorifié.