Mercredi 20 février

C'est la sainte Aimée

Lire : Jean 3. 5-9

Cette méditation a été écrite par le Pasteur Ludwig et elle est publiée avec son aimable collaboration

Mot d'ordre (Suite)

Il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde.



La notion de mérite est profondément chevillée dans le cœur de l'homme. Il n'est pas facile de la déloger. Cela explique pourquoi le salut par le mérite a tant de succès. Il engendre parfois un zèle dément et des sacrifices très coûteux. Que ne ferait-on pas pour se gagner une place au ciel?

Nicodème en est convaincu. Il a grandi dans la notion d'obéissance purificatrice. Pour lui, le mot clé c'est : Fais cela, et tu vivras. Seulement, le mérite est enfermé dans une règle impitoyable : la perfection et le cumul des œuvres. Il faut atteindre un quota élevé. Le sommet, quoi. Voilà pourquoi les méritants courent le monde en quête de la perfection qui paie.
Nicodème a trouvé un truc. Consulter un maître. Un certain Jésus de Nazareth semble très qualifié. Il faut voir ses miracles! C'est un homme proche de Dieu. Il connaît la voix sacrée qui ouvre le paradis. Mais ce Jésus, qui est le Christ Sauveur, n'a pas la langue de bois. «Nicodème, il te faut une vie toute neuve, si tu veux aller au ciel».
Nicodème est catastrophé. Lui, le docteur méritant, a tout faux. Le mérite est une impasse. En effet, seule l'alliance du baptême fondée sur les mérites du Christ, donne l'Esprit Saint et ouvre sur la vie. Crois cela! C'est tout.